IA et recrutement : la vision de Taleez
Beaucoup d'éditeurs vous expliquent ce que fait leur IA. Nous voulons d'abord vous dire comment nous la pensons et ce que nous refusons d'en faire.

4 points à retenir
Notre vision de l’IA en quatre engagements.

Moins de tâches répétitives
Chez Taleez, l'IA prend en charge les tâches répétitives du recrutement, comme le tri, la saisie ou la prise de notes, et le recruteur garde la responsabilité de ses choix.
Aucune décision automatisée
Aucune de nos fonctionnalités ne prend de décision automatisée : celles qui évaluent des candidatures s'appuient sur les critères que vous définissez et c'est vous qui tranchez.
Testé avant d’être livré
Nous testons chaque fonctionnalité avant de la livrer. Le compte rendu d’entretien a d’abord servi en interne, puis en bêta chez quelques clients, avant d’être ouvert à tous.
Aucune donnée identifiante hors UE
Vos données sont stockées en France. Nos partenaires IA sont européens en priorité, aucun nom ni coordonnée ne quitte l’UE, et vos données n’entraînent pas leurs modèles.
« Le futur du recrutement sera plus humain que son présent, à une condition : que ce soit vous qui choisissiez ce que vous confiez à l'IA. »
Fabien Rigollier, cofondateur et CEO de Taleez


Fabien Rigollier, cofondateur et CEO de Taleez, a contribué à l'e-book « Le futur du travail s'écrit aujourd'hui » de Sylvain Colas. Son texte résume la façon dont nous abordons l'IA chez Taleez : l'utiliser chaque jour pour en connaître les forces et les limites, lui confier ce qui est répétitif, et laisser au recruteur ce qui ne se délègue pas, la responsabilité de ses choix.
« Je construis des logiciels pour les recruteurs depuis plus de dix ans. Dans un ouvrage sur le futur du travail, en partenariat avec ma propre entreprise, la suite logique serait un paragraphe rassurant : l'IA « ne remplacera jamais l'humain », elle « libère du temps pour l'essentiel ». Toute mon industrie écrit cette phrase en ce moment. Elle est confortable, et elle n'apprend rien à personne. Je préfère vous dire ce que je pense.
Mon métier est un métier à risque. Un logiciel qui affiche des formulaires, structure des candidatures et automatise des relances, c'est exactement ce qu'une IA saura bientôt produire à la demande. Si le Taleez de 2035 ressemble au Taleez d'aujourd'hui, c'est que nous aurons échoué. Ce n'est pas une posture de dirigeant : c'est l'hypothèse avec laquelle je me lève le matin. Et je crois qu'elle vaut, calmement, pour la plupart des métiers intellectuels. Le recrutement compris.
Qu'est-ce qu'on fait, une fois qu'on a admis qu'on était embarqués ?
Chez Taleez, la réponse tient en un mot : on pratique. J'automatise des pans de mon propre travail chaque semaine, et toute l'équipe, vingt personnes, utilise l'IA au quotidien. Pas par idéologie. Parce que la peur de l'IA est proportionnelle à la distance qu'on garde avec elle.
De près, on voit ce qu'elle fait remarquablement bien : le volume, la synthèse, la répétition. Et on voit précisément où elle s'arrête. Ce discernement ne se lit dans aucun livre blanc, il se gagne en pratiquant.
En dix ans, j'ai vu passer des vagues : le mobile, la multidiffusion, la marque employeur. Celle-ci est d'une autre nature. Elle ne change pas seulement nos outils, elle renégocie qui fait quoi.
D'où la seule conviction que je me permets de partager, parce qu'elle vaut d'abord pour moi : ne défendez pas vos tâches. Le tri de CV, la saisie, les relances : tout cela partira, et personne ne le regrettera. S'accrocher à ses tâches, c'est le meilleur moyen de partir avec elles.
Ce qui mérite d'être défendu, c'est ce qui engage vraiment un recruteur : la responsabilité d'un choix, qu'on assume devant un candidat et devant une équipe, et la connaissance intime d'un contexte. Une IA raisonne en moyenne ; votre entreprise est un cas particulier. Cette équipe, ce moment, ce pari. On peut déléguer une tâche. On ne délègue pas une responsabilité.
Et c'est une excellente nouvelle. Les outils meurent, les problèmes restent. Bien recruter, c'est réunir deux personnes qui décident de parier l'une sur l'autre, et ce problème-là sera toujours passionnant en 2035. Débarrassé de sa bureaucratie, le recrutement peut redevenir ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : du temps passé avec des gens.
C'est parce que nous utilisons l'IA tous les jours que nous n'en avons pas peur, et que je suis optimiste. Le futur du recrutement sera plus humain que son présent, à une condition : que ce soit vous qui choisissiez ce que vous lui confiez. »
Fabien
Chez nous, l'IA se pratique avant de se vendre
Fabien n'est pas le seul à pratiquer. Des membres de l'équipe racontent ce que l'IA change dans leur travail et ce qu'ils refusent de lui confier.
« À aucun moment je ne lui confierai l'autonomie de la prise de décision. »
Silvia Galo, Content Manager et chargée de recrutement chez Taleez
Pour la prise de besoin, on s'est inspirés de la contribution de Vanessa et Olivier. On en ressort avec un besoin détaillé, une scorecard, le processus qui en découle et des guides d'entretien. La prise de besoin est plus poussée, et demande moins de synchronisation entre les parties prenantes. Pour l'offre d'emploi, je fournis les éléments du besoin et l'IA suit une structure et un ton donnés : j'ai une offre à relire, ajuster si besoin et à valider.
En entretien, grâce à la retranscription de l'IA, la conversation est structurée : j'ai moins la tête dans le guidon, je retrouve facilement les infos, et je remplis plus vite les grilles d'évaluation.
Quand l'IA a de la matière, elle m'aide à creuser et à structurer. C'est tout. À aucun moment je ne lui confierai l'autonomie de la prise de décision. Ça reste une assistance, jamais un pilote automatique : on maîtrise les livrables et le résultat final.
À un recruteur qui hésite, je conseillerais d'aller vers des pairs qui l'utilisent, et de s'inspirer de bonnes pratiques pour tester et expérimenter par soi-même, en connaissant bien les règles et les limites de l'IA. Ce sera plus simple si l'entreprise offre un terrain fertile : un cadre, des outils, des formations.

« Une fonctionnalité IA est prête quand elle est robuste, pas juste quand elle fonctionne en démo. »
Camille Dol, Product Manager chez Taleez
Quand elle est robuste, pas juste quand elle fonctionne en démo. Le compte rendu d'entretien en est un bon exemple. On l'a d'abord testé en interne, puis ouvert en bêta à quelques clients avant de le rendre disponible à tous.
On s'est par exemple rendu compte que le résumé était encore trop long et trop verbeux. On l'a donc retravaillé pour qu'il remplisse vraiment son rôle : être rapide et facile à relire.
Avec l'IA, on peut exploiter beaucoup plus de données qu'avant. C'est une force, mais aussi un piège. Un candidat qui a déjà postulé peut avoir des notes et des évaluations qui datent d'il y a un an, alors qu'il a sûrement évolué depuis.
Sur notre outil de préqualification des candidatures, on a choisi de ne pas les transmettre à l'IA dans un premier temps. Le vrai enjeu, c'est d'utiliser la bonne donnée au bon moment.
Que l'IA n'est pas magique, même si c'est souvent l'impression qu'elle donne. Elle a ses limites, et notre rôle est de les rendre visibles plutôt que de les cacher. Prenons l'exemple du compte rendu d'entretien.
L'IA peut attribuer une phrase à la mauvaise personne : c'est pourquoi on permet au recruteur de la réattribuer. Elle ne capte que ce qui est dit : si le candidat présente un portfolio à l'écran, elle ne le verra pas. Elle fait gagner du temps au recruteur, mais elle ne remplace pas son regard.

« Que ce soit bien écrit ne veut pas dire que c'est vrai. »
L'équipe support de Taleez
La première porte sur la confidentialité des données candidats : qu'est-ce qui est envoyé à l'IA ? Les données sont-elles réutilisées ? La seconde, c'est la volonté de comprendre comment l'IA fonctionne et d'où viennent ses réponses. Une attente légitime : l'IA influence des décisions.
D'abord pour améliorer et challenger la documentation. Si l'IA n'arrive pas à retrouver la réponse à une question pourtant légitime, c'est peut-être que la documentation n'est pas assez claire ou pas assez complète.
Ensuite pour catégoriser et synthétiser les tickets : moins de temps sur les tâches répétitives, plus de temps pour comprendre le problème.
Pour les clients, l'IA aide à rédiger les réponses, qui peuvent arriver plus vite. Mais le vrai changement est ailleurs : en analysant les tickets, l'équipe comprend mieux les problèmes récurrents, et peut ainsi faire évoluer le produit et la documentation.
Une IA peut très bien répondre et être complètement à côté : que ce soit bien écrit ne veut pas dire que c'est vrai. Elle a aussi tendance à combler les trous plutôt qu'à dire « je ne sais pas ».

4 principes qui guident Taleez IA

Nous automatisons la répétition, pas le jugement
Le tri, la saisie, la prise de notes : c'est là que nous mettons de l'IA en priorité, parce que c'est là que le recruteur perd le plus de temps sans rien y gagner. Arbitrer un profil limite, convaincre un manager, porter un choix : cela relève du métier, et nous ne cherchons pas à le remplacer.
Nous testons avant de livrer
Une fonctionnalité qui brille en démonstration et déçoit à l'usage coûte plus qu'elle ne rapporte. Nous testons et éprouvons chaque fonctionnalité avant de la mettre entre vos mains, quitte à en sortir moins. Nous préférons une fonctionnalité qui tient sa promesse plutôt que dix qui font joli dans une liste.
Vos critères, pas les nôtres
Une IA raisonne en moyenne ; votre entreprise, elle, est un cas particulier. Quand une fonctionnalité évalue une candidature, elle le fait sur les critères que vous avez fixés pour le poste : expérience, localisation, compétences ou tout critère propre à votre contexte. L'outil s'adapte à votre façon de recruter, pas l'inverse.
Nous proposons, vous décidez
Aucune de nos fonctionnalités ne prend de décision à votre place. Elles préparent, classent et résument ; c'est vous qui tranchez, et aucun candidat n'est écarté sans que vous l'ayez choisi. Et quand l'IA n'est pas la bonne réponse, nous le disons. Si vous traitez peu de candidatures, une CVthèque bien tenue et un bon filtre valent souvent mieux qu'un algorithme.

Ce que fait Taleez IA aujourd'hui
Et ce qu’elle fera demain. Ces principes ne restent pas théoriques, voici où ils s'appliquent déjà dans Taleez.
IA & Recrutement : la suite chez Taleez
Jusqu'ici, nous avons surtout concentré nos efforts sur deux moments du recrutement : le tri et l'entretien. En 2027, nous travaillons à appliquer les mêmes principes à d'autres étapes du processus, comme l'évaluation des candidats.


Vos données, vos candidats et l'IA Act
Confier ses recrutements à un outil qui utilise l'IA pose des questions légitimes. Voici nos réponses.
Ce que deviennent vos données
Vos candidats et vos recrutements sont stockés en France, sur nos serveurs (OVHcloud à Gravelines avec une copie de secours chez AWS à Paris).
Pour les traitements d'IA, nous privilégions des partenaires hébergés en Europe. Lorsqu'une donnée doit sortir de l'Union européenne, elle part sans nom ni coordonnées. Le transfert est encadré juridiquement, notamment par des clauses contractuelles types ou un mécanisme reconnu par le RGPD. Vos données ne servent pas à entraîner les modèles de nos partenaires.
Pour la plupart des traitements d’IA, nous privilégions une rétention minimale : les données sont traitées puis supprimées dès que la finalité est atteinte. Des journaux techniques peuvent être conservés temporairement pour la sécurité, la facturation ou la détection des abus, dans la limite des durées définies avec nos partenaires.
Nos clients disposent du détail de chaque traitement, partenaire par partenaire. Vous êtes en cours d'évaluation et votre DPO a besoin de ces éléments ? Nous vous les transmettons sur demande.
Faut-il informer vos candidats ?
Oui. Le Code du travail impose d’informer expressément les candidats, avant la mise en œuvre des méthodes et techniques d’aide au recrutement ou d’évaluation utilisées à leur égard. Les résultats obtenus sont confidentiels et communiqués au candidat sur demande. L’IA Act ajoute des obligations spécifiques pour les systèmes d’IA utilisés en recrutement lorsqu’ils sont classés à haut risque. C'est aussi une question de confiance : un candidat qui sait comment sa candidature est traitée aborde le processus plus sereinement.
Concrètement, nous vous recommandons de :
- Mentionner l'usage de l'IA dans le contenu de vos offres. Cette mention est reprise sur les jobboards où l’offre est diffusée, afin d’informer les candidats, y compris lorsqu’ils postulent via ces canaux. Précisez la finalité concrète de l’IA, les données traitées et indiquez si une décision automatisée peut produire des effets significatifs. Précisez également le rôle humain dans la décision finale.
- Compléter la page d'information sur les données consultable par vos candidats lorsqu'ils postulent (CGU), personnalisable dans Taleez, avec un paragraphe qui détaille vos usages de l'IA.
- Demandez le consentement libre, éclairé et spécifique du candidat avant tout enregistrement audio ou vidéo d’entretien. Informez-le de la finalité, de la durée de conservation, des personnes pouvant accéder à l’enregistrement et de son droit de refuser sans conséquence sur l’examen de sa candidature. En cas de refus, l’entretien se déroule sans enregistrement.
Ce que change l'IA Act
Le règlement européen sur l’IA peut classer comme haut risque les systèmes d’IA destinés au recrutement ou à la sélection, notamment lorsqu’ils servent à cibler des offres, analyser ou filtrer des candidatures, évaluer des candidats ou prendre des décisions affectant la relation de travail. Certains systèmes très limités peuvent être exclus, sauf s’ils réalisent du profilage. Les obligations applicables aux systèmes à haut risque relevant de l’annexe III, dont l’emploi, s’appliqueront à partir du 2 décembre 2027.
Nous concevons déjà nos fonctionnalités en tenant compte de ce cadre et nous continuerons à le faire à mesure que les modalités d'application se précisent.
Découvrez notre Webinaire IA Act
Accédez au replay de notre webinaire animé par Anaïs Le Digarcher, avec Camille Nanterne (avocate) et Samuel (développeur Taleez), ils se sont penchés sur le sujet, sans jargon, entre cadre juridique et réalité technique :
- Ce que l'IA Act impose vraiment
- Vraie fonctionnalité IA ou argument marketing ?
- Vos obligations d'utilisateur


Le mot de la fin
Nos fonctionnalités vont évoluer, la réglementation aussi et ce texte sera mis à jour au fil de nos sorties. Ce qui ne bougera pas, c'est la façon dont nous abordons l'IA : l'utiliser nous-mêmes avant de vous la proposer, lui confier ce qui est répétitif et vous laisser ce qui ne se délègue pas.
« Les outils meurent, les problèmes restent. Bien recruter, c'est réunir deux personnes qui décident de parier l'une sur l'autre, et ce problème-là sera toujours passionnant en 2035. »
Fabien Rigollier, cofondateur et CEO de Taleez
L'IA change la façon de résoudre ce problème, pas le problème lui-même.

Questions fréquentes
Non. Elle va remplacer une partie de leurs tâches, pas leur métier. Et c'est une bonne nouvelle, car ces tâches sont celles qui prennent le plus de temps sans rien apporter au recrutement : le tri, la saisie, la prise de notes. La responsabilité d'un choix et la connaissance d'un contexte, elles, restent au recruteur.
Non. Aucune fonctionnalité de Taleez IA ne prend de décision automatisée. Elles préparent, classent et résument et c'est toujours le recruteur qui tranche. Aucun candidat n'est écarté sans qu'un recruteur l'ait choisi.
Les candidats et les recrutements sont stockés en France, sur nos serveurs. Pour les traitements d'IA, Taleez privilégie des partenaires hébergés en Europe et une politique de zéro rétention. Lorsqu'une donnée doit sortir de l'Union européenne, elle part sans nom ni coordonnées et le transfert est encadré juridiquement. Les données ne servent pas à entraîner les modèles des partenaires de Taleez.
Oui. En tant qu'éditeur de logiciel, Taleez est fournisseur au sens de l'IA Act, et le règlement classe l'analyse, le filtrage et l'évaluation des candidatures parmi les systèmes d'IA à haut risque (annexe III). Taleez a donc des obligations propres, par exemple sur la documentation technique ou sur la conception des fonctionnalités pour permettre la supervision humaine. Elles s'appliqueront à partir du 2 décembre 2027, et les choix de Taleez vont déjà dans ce sens.

Prêts à transformer vos recrutements ?
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